L’affaire Rosalind Franklin
Rosalind Franklin et la découverte de la structure en double hélice de l’ADN
D’Elisabeth Bouchaud,
Mise en scène Julie Timmerman
Durée : 1h10
Dès 13 ans
Dimanche 11 avril 2027
Moment convivial
On se retrouve dès 16h pour un évenement gratuit
L’affaire Rosalind Franklin
Une pièce d’Elisabeth Bouchaud
Longtemps, les femmes scientifiques ont été invisibilisées, même si elles avaient fait des découvertes majeures, qui ont parfois changé la face du monde. Privées des récompenses et de la reconnaissance réservées à leurs collègues masculins, elles ont été oubliées, évacuées de l’histoire des sciences, à l’instar de Rosalind Franklin.
1950. À 30 ans, Rosalind Franklin, physico-chimiste mondialement connue, travaille sur la structure de l’ADN. Mais trois chercheurs vont s’approprier une partie de ses travaux, pour construire leur propre modèle. Ce sont eux qui en seront célébrés par le Prix Nobel de Médecine en 1962. Rosalind Franklin n’a jamais su qu’on avait volé ses résultats, ou peut-être cela lui était-il égal… En 1953, cette grande pionnière se lance dans l’étude de la structure des virus. Malheureusement, elle meurt trop jeune, à l’âge de 38 ans, d’un cancer dû à une surexposition aux rayons X.
Rosalind Franklin, née à Londres en 1920, est déjà, en 1950, une physico-chimiste mondialement connue, spécialiste des rayons X. Elle travaille à Paris, sur le carbone, dans le laboratoire de Jacques Meiring, depuis février 1947, mais on vient de lui proposer de créer son groupe au King’s College de Londres pour travailler sur la structure de l’ADN. Elle quitte donc la capitale française, où elle a pourtant été très heureuse, et où elle a de nombreux amis dont le physicien Vittorio Luzzatti.
Londres est une ville encore très marquée par la guerre, et le laboratoire dans lequelle elle arrive est très mal équipé. De plus, les femmes ne sont admises ni à la cantine de l’institut ni dans les pubs, et Rosalind qui ne peut discuter de science qu’avec son étudiant Raymond Gosling, se sent vite très seule. En effet, son collègue Maurice Wilkins avec lequel elle aurait pu s’entendre, pensait qu’elle allait être son assistante, et ce malentendu rend toute forme de collaboration entre eux impossible. Wilkins se sert plus ou moins de Gosling qui a travaillé avec lui avant de poursuivre ses travaux de doctorat avec Franklin. Il se rapproche alors de Francis Crick et James Watson, deux chercheurs du laboratoire Cavendish à Cambridge qui tentent eux aussi de comprendre la structure de l’ADN. Ces derniers, aidés par Wilkins, vont subtiliser un célèbre cliché de rayons X – la « photographie 51 » – obtenu par Franklin et Gosling, puis obtenir de façon illicite un rapport confidentiel déposé par Franklin au Conseil de Financement de la Recherche en Médecine, pour construire leur modèle qui leur vaudra ainsi qu’à Wilkins, d’ailleurs, le Prix Nobel de Médecine en 1962.

